" - T'es amoureuse ?
- Bah ..
- Ah si t'es amoureuse, j'le vois trop ! "
Ouais, il parait que ça arrive ..
Les photos viendront plus tard, bientôt d'ailleurs. Là à droite, comme les autres parce que c'est plus pratique tout ça tout ça .. Mais avant je souhaiterais les trier etc et d'abord, il faut que
je dorme ..
" Comme les journées sont longues .. "
Bref.
C'etait le 7 mai 2008. Y'a pas si longtemps quoi. J'etais là dans la voiture de Sooooophiiaaaa (oui, je l'hurle de cette façon :D ). Bref.
Allez, jvous plante la suite du décor : une Kelly aux yeux de mouche à côté de moi, Raphaël qui gueulait dans l'autoradio, Claire joyeuse et fumant aussi, Sophia qui nous faisait des ptites
frayeurs en zigzaguant .. J'etais donc là dans cette caisse. La fenêtre ouverte faisait un bruit du tonnerre. Ma clope se consumait lentement entre mes doigts tandis que défilaient sous nos yeux
les rues de la métropole lilloise .. Le soleil nous chauffait abondement mais pas trop quand même. Un parfum d'été .. C'est là, là que sans qu'elles le remarquent (je crois), j'ai fermé les
yeux. J'ai tiré sur ma clope. La fumée s'est ensuite lentement échappée de mes lèvres. J'ai respiré. J'ai vraiment respiré. J'etais là les yeux fermés. Je me suis juste sentie heureuse.
"Vacances". Détente. Apres autant de stress. Tellement même que je ne parvenais plus à écrire .. Pétage de cable. Bref.
Ca faisait tellement du bien d'être à cet instant, à cet endroit, et surtout avec ces gens.
Le 7 mai 2008. A pareille époque l'an dernier, j'etais encore au lycée.
Maintenant un an s'est écroulé. Euh .. Ecoulé :)
Bientôt un an que j'ai cassé mon orteil à cette PostBac improbable.
1 an et 1 jour que Sarkozy est au pouvoir.
Le 7 mai 2007, + 25°C , une légère brise, 7h de partiels, des arrosages multiples, des bastons, des "déguisements" crétins, des pertes de chaussures, etc etc ...
Le dernier jour de licence 1. Je n'en referais plus. En tous cas pas des comme ça.
Car pour finir, l'année est passée vraiment vite. Et je n'ai rien fait.
C'est pas grav'. Je suis bien. Je vais (presque) complétement bien. Les moments d'heureusité sont là. J'ai des projets, des idées, des envies. Je nage dans le positivisme. (Rare ! lol)
Car oui, il n'y a pas si longtemps, ce fameux 7 mai 2008, on m'a dit que "si on a envie d'être heureux, et ben on est heureux". Ca marche dans les 2 sens. Et je n'ai pas envie d'être
malheureuse.
De plus, j'ai ouie dire que "Rien n'arrive par hasard".
Je sais que mon été va passer lentement. J'ai déjà hâte de les revoir.
Plus d'un tiers de mon année part en vacances d'été. Plus les vacances de Noel, de Pâques, de Février. Et mes week-end de 4 jours chacun.
Hé oui, quand je disais que j'avais rien fait ..
La peur de l'ennui et de la solitude me guette en permanence.
Mais là je suis regonflée à bloc. Je ne sais pas pour combien de temps. Mais c'est déjà ça.
Ne pas se soucier du futur, on verra bien. Ni du passé parce que "Et le passé, c'est douloureux".
Bref, je ne sais pas. Et pour une fois, je m'en contre fou.
Tout ça pour dire que ma soirée du 7 mai 2008 était géniale et qu'on aurait du y penser plus tôt dans l'année.
Mais, vous l'aviez compris j'espere.
Vers 19h aujourd'hui, mon téléphone a sonné. Un son qui déglingue, selon moi. "Téléphone" de TTC :D. Bref.
"Le Téléphone Sonne". Je souris. Pense que ça peut être Loïc. J'arrache l'appareil cellulaire du fond de ma poche et ris : l'écran m'informe que la personne qui tente d'entrer en dialectique
pas vraiment conflictuelle avec moi se nomme Six. Loïc Six. Je décroche. Entends des trucs abracadabrants : Et vas y qu'il a été chez sa grand mere à peine levé, encore dans le cake, à 9H30 sans
rien dire à l'hébergeur etc etc .. Et qu'il a acheté un buste de Lénine à prix négocié à une braderie de Croix. lol. "Bon, l'Ecart est ouvert?" Je lui ai dit "oui" parce que je me suis méprise.
Mais peu importe. On a bu de la Bavik ailleurs. On a gagné un briquet. On s'est balladé dans Lille. On a croisé des gens divers qu'on connaissait, ou pas. Etc etc .. L'idée, c'est que là, errant
dans les rues avec lui, tranquillement, je me suis sentie à nouveau heureuse, comme dans la voiture de Sophia. Je vis pour des instants comme celui-ci. Espérant qu'ils seront de plus en plus
nombreux, et de plus en plus intenses. Je le veux. Et puis, naze, je suis rentrée chez moi pas tard, mais prête à m'écrouler.
Et apres avoir eu encore une discussion infructueuse et décevante avec Alexis, je suis bien blazée. Parée finalement à tenter le sommeil pour ne plus penser à rien.
C'est drôle comme pas grand chose peut nous faire changer d'humeur.
Ecrivant cet article, j'essaie de relativiser : il m'a bien plus fait sourire que pleurer. Par conséquent, c'est d'une humeur neutre que je vais pioncer. En me répétant tout ce que j'ai ENVIE de
faire demain.
"Nous Sommes En 2008 Et Vous Regardez Trop La Télévision"
Ok.
Manue ou l'art de te retourner le coeur en 2.7.
Ok... Ouais...
J'ai compris.
J'ai compris que tu me manques déjà.
Que vous me manquez déjà à mort.
Sauf que là, je ne peux pas me dire "Pas grave,lundi je revois leur face eud'cons."
Bon 'fin bref quart d'heure émotion loin de cette fac d'abrutis que je ne retrouverai que dans 5 mois.
La gorge nouée (putain de bordel de merde, les larmes aux yeux d'être dégoutée de quitter un lieu scolaire...)
Enfin non.
Nous allons peut être arrêter ma chere Manue, d'être paralysée du coeur par peur.
Alors, je l'affirme.
Pas un lieu scolaire.
Une amitié.
Juste ça, le mot est là. Il est posé.
Une amitié qu'on s'est construite peu à peu. Une habitude de la différence de ces autres qui, quoi qu'il arrive, gardent le sourire. Ou le mot. Ou la connerie. Ou même le silence parfois.
Ces moments clopes sans bruits, ces moments de cours avec sourire. Ces moments tout court.
Une amitié qu'on à réussir à constuire sur une complicité qui s'est développée peu à peu.
Bravo nous.
Bref.
J'ai passé une année pourrie. Une soirée pourrie mercredi. J'ai recontré des gens à qui je ne tiens absolument pas.
A ciao bonsoir.